Pervers sexuel

Lucie – prénom d’emprunt – n’a que 12 ans, elle joue avec sa copine au square Bir Hakeim et ne comprendra que plus tard ce que voulait cet homme de 31 ans qui tournait autour d’elles en vélo.

Elle comprendra, lorsque restée seule, il lui demandera à plusieurs reprises un bisou, la bloquera à l’aide de son vélo puis se jettera sur elle, lui tripotera les seins, cherchera à l’embrasser avant de la bousculer au sol et de lui mordre la joue. Lucie réussira à fuir et ne reviendra sur les lieux qu’accompagnée de son papa. Les deux hommes s’empoigneront, mais le père de Lucie ne veut pas faire justice, il cherche simplement a immobiliser l’individu et attendre les forces de police. Madame la procureure, Céline Straub soulignera des faits exceptionnels, car il est extrêmement rare qu’une jeune fille se fasse agresser de la sorte par un inconnu dans un lieu public. Elle félicitera le courage de Lucie qui a su résister à son agresseur, saluera la bravoure du papa et adressera un bravo au témoin venu à son secours.  « J’avais le corps chaud et j’ai cédé à mes pulsions » déclarera le prévenu aux forces de police. Mais devant le tribunal il préfère expliquer qu’il était sous effets de drogues et de médicaments et qu’il ne se souvient plus de ce qu’il a fait. En revanche, l’expert psychiatre le qualifie de personne particulièrement dangereuse souffrant d’une pathologie sexuelle. Et le spécialiste de conclure par une « altération du discernement » due à l’ingestion de drogues. Ce qui en matière de justice n’atténue en rien la responsabilité, mais au contraire est un facteur aggravant. L’agresseur a expliqué aux enquêteurs qu’il avait dû fuir l’Algérie à cause de menaces de morts des islamistes, mais une parente interrogée expliquera qu’il vient d’une région particulièrement calme qui n’a jamais connu de violence religieuse. Après l’agression explique Lise Peltier, avocate de la partie civile, Lucie fortement choquée a dû être hospitalisée tout comme son papa, qui après avoir su réagir au mieux à l’agression a subi un contrecoup engendré par la peur de ce qu’aurait pu subir sa fille.  Le prévenu reconnaît les faits, mais essaie de les minimiser et d’en responsabiliser une prise excessive de psychotropes qu’il sera incapable de nommer. Immigré en situation irrégulière, il loge chez une tante qui dira de lui «  il n’est pas malade mental, il est bête ». Le ministère public a vérifié, le parquet ne peut demander une expulsion du territoire français, mais le demandera pendant 10 ans – le maximum – du département des Pyrénées-Orientales et quatre ans de prison ferme. Le tribunal le condamnera à 3 ans et 10 ans d’interdiction de la région Occitanie. Mais la préfecture exigera très certainement un raccompagnement vers son pays d’origine.

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