Coup de couteau à Rivesaltes

Libéré de prison le 4 octobre à 9h30, Paco, 38 ans, SDF, sera interpellé à 18h15 pour violence dans le hall de la gare de Perpignan. A sa sortie de prison, il désirait se rendre à Rouen pour aller à pied à Copenhague et revenir, toujours à pied, à Perpignan. Dans  la gare, fortement alcoolisé, il prenait à parti les voyageurs et effectuer des simulacres d’exercices d’arts martiaux, jusqu’à ce qu’un agent de sécurité lui demande de sortir. Ce qui déclenchera un véritable pugilat. Paco à déjà 13 condamnations à son casier. Son attitude au tribunal obligera son expulsion, qu’il effectuera non sans oublier de traiter d’imbécile le président. Il est condamné à 9 mois de prison ferme avec maintien en détention et à payer 900 euros de dommage et intérêt à la victime des coups.

 

Ayman a 22 ans, le 3 octobre à Argelès, il est interpellé par les gendarmes au volant d’une voiture alors qu’il ne possède pas de permis de conduire. Pour se soustraire à de possibles poursuites, il donne le nom de son frère. Ce mensonge lui a coutera son incarcération. Avec 13 condamnations obtenues entre 2009 et 2016, dont trois pour conduite sans permis, sa maman déclare qu’il est « intenable ». Présenté en comparution immédiate, il préfère demander un délai pour préparer sa défense. Il est maintenu en prison et sera jugé le 9 novembre à 9 h.

 

Jean-Luc a 48 ans et un casier judiciaire qui comporte 17 condamnations dont 14 pour vols aggravés. Lors de sa dernière incarcération, jouissant d’un régime de semi liberté, il sort à 8h12 et trois heures après, il met à profit son temps libre pour cambrioler un pavillon non loin du centre pénitentiaire. Interpellé le 6 octobre, il encourt 7 ans pour le vol par effraction et 14 ans pour la récidive. Il demande un temps pour préparer sa défense et sera jugé le 16 novembre à 9H, il est maintenu en détention à cause des risques de réitération des faits.

 

 

 

 

Le 13 septembre, entre Le Barcarès et Rivesaltes, disputent entre deux conducteurs au volant de leurs voitures. Un refus de se rabattre sur la file de droite et c’est la course poursuite. On se double, se redouble et c’est l’arrêt sur la bande d’arrêt d’urgence. Dans une des voitures, un jeune couple de belges en vacance, dans l’autre un homme seul. Les deux mâle dominant n’écoutant que leur testostérone s’empoignent et roule à terre. La jeune femme désireuse de venir en aide à son compagnon n’hésite pas à poignarder son adversaire dans le dos. Au tribunal, le couple helvète s’enlacent en pleurant, ils ont été incarcérés après leur garde à vue. L’affaire est renvoyée au 14 octobre 14h. Le jeune homme est libéré jusqu’au procès et maintenu sous contrôle judiciaire, sa compagne passible d’une tentative de meurtre est maintenu en détention. En pleur, elle repart en cellule.

 

 

Transport d’herbe de cannabis

La moitié des chauffeurs de camion qui travaillent en France sont étrangers, en Espagne et pour la même raison, la situation des petites entreprises de transports est dramatique. Les trafiquants de drogue recrutent le gros de leurs mules parmi cette misère sociale. Gregorio 48 ans, n’a rien d’un trafiquant. Pourtant dans ce café de València, lorsque Rafa lui propose 5000 à 10000 euros pour un transport particulièrement douteux. Il n’hésite presque pas. Ce sera sa ruine. Au Boulou, sa remorque et fouillée et parmi les bouteilles de vin, les douaniers découvrent 71 kg d’herbe de cannabis. Il est condamné à 4 ans de prison ferme, confiscation de son camion et de sa remorque, seuls et uniques de son entreprise. Il est interdit du territoire français pendant 10 ans. Donc impossible pour lui de retravailler dans les transports. Les douanes lui demandent de rembourser 195250 euros, prix de la marchandise prohibées sur le marché clandestin.

 

 

Vol à l’arraché

Il écumait le chemin de la poudrière et la rue Gauguin. Sa technique n’avait rien de personnel, il attaquait, par derrière les femmes âgée et leur arrachait leur sac. Huit victimes, il reconnaît –cinq vols à l’arraché et un coup et blessure. Pour voler le portable d’un jeune homme, il n’a pas n’hésité à lui donner un coup de couteau de cuisine dans la cuisse. Mis en garde à vue le 4 septembre, aux enquêteurs qui l’interroge pour savoir pourquoi il s’est débarrassé des sacs, il n’hésite pas à répondre : «  Sinon chez moi ça aurait fait une montagne de sacs à main ». Son casier contient trois mentions dont deux pour vol avec violence. Il est condamné à deux ans de prison dont un avec sursis et mise à l’épreuve avec obligation de travail, de consulter un psy et interdiction de porter une arme.

Il dit être âgé de 26 ans, jeudi 26 octobre, il a été contrôlé alors qu’il tentait de traverser la frontière du Perthus dans un autobus Euroline. Il a présenté une carte d’identité italienne sur laquelle était collée plus ou moins correctement une photo de lui. Interpellé, il donne une première identité, tout aussi fausse que celle du document volé. Questionné, le fichier automatisé des empreintes digitales délivrera quatre autres identités dument répertoriées pour ses seules et mêmes empreintes. Aujourd’hui, il dit s’appeler Mohamed Adam, à cette identité correspond deux condamnations et un OQTF (obligation de quitter le territoire français) ordonnée par la préfecture. Adam est condamné à six mois de détention et une interdiction pendant cinq ans du territoire français. Il serait allé directement à Calais, il serait aujourd’hui placé dans un village français comme 9000 autres sans papiers.

 

Akim, 24 ans, est le cumulard type. Le 18 octobre, il est contrôlé au volant de sa BMW, il n’a pas d’assurance, ni le permis. Son casier croule sous 14 condamnations, cinq pour conduite sans permis. Pour ce délit, il est en récidive légale. Mais ce n’est pas tout. Il est sorti de prison, il y a 15 jours. Il avait pris dix mois pour vol aggravé. Au moment des faits, il était sous-contrôle judiciaire, il attendait d’être jugé en cour d’Assises pour vol avec arme. Il préfère demander un délai pour préparer sa défense. Il est maintenu en détention et sera jugé le 23 novembre.

 

« Je suis nerveux, impulsif et je regrette ». Jean-François passait son permis de conduire à Elne. Lorsque l’inspecteur lui fait une remarque sur sa conduite, il reçoit en retour une pluie de nom d’oiseau : « Bâtard, fils de p., enc. ,tu me gonfles … » et lorsque l’insulté serrera le frein à main, il recevra un coup de poing sur le nez. Il s’agit de « violence sur une personne chargée d’une tâche de service public ». Jean-François est en récidive légale, son casier fait été d’un acte de rébellion et de violence sur conjoint. Il demande un  délai pour préparer sa défense, il sera jugé le 14 novembre

 

Daniel est polonais. Manque de chance pour lui, beaucoup de transporteurs polonais ont été appréhendés ces dernier temps transportant de la drogue. Il est contrôlé le dimanche 16 octobre à 22H30, le moment ou tous les camions ont l’autorisation de circuler en France. Entre 9 tonnes de vin et une tonne de compléments alimentaires pour sportif, une palette de 187 kg de paprika cachait 127 kg d’herbe de cannabis. Daniel dit ne pas être au courant, ce chargement aurait été fait à son insu. L’inspecteur des douanes lui rappelle que le transporteur est responsable de ce qu’il charroie. Il est condamné à 5 ans d’emprisonnement, confiscation du camion et de la remorque, à payer 349 350 euros et une interdiction définitive du territoire français.

 

 

 

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