Faux documents et usage de faux

Le président du tribunal, Jean Luc Dooms, dira en prenant ce nouveau dossier : « Le président François Hollande a dit qu’il fallait tout faire pour lutter contre le chômage, c’est ce que fera la prévenue »

 

 

 

 

Nathalie est seule avec deux enfants et 477 euros par mois, plus 150 euros pour chaque enfant. C’est la galère. Il lui faut un travail absolument. Elle a trouvé une petite annonce, on recherche des aides-soignantes, le lieu de travail est n’importe quel pays du pourtour méditerranéen. C’est parfait, elle est prête à tout pour offrir une meilleure vie à ses enfants. Prête à tout, dans son cas, ce sera d’aller sur Internet et de trouver un site qui fasse de faux diplômes d’aide soignante. Elle connaît bien le processus. Elle l’a déjà utilisé pour travailler à l’hôpital de Perpignan. Pendant quatre mois, ce fut parfait, puis il a fallu que des administratifs vérifient l’authenticité de ses diplômes. L’histoire c’est terminée devant un tribunal correctionnel, avec un hôpital que dénonçait la supercherie, mais qui, d’autre part faisait les éloges des qualités de travail de la prévenue. Elle qui avait tant besoin d’argent, elle a été condamnée à trois de prison avec sursis et 700 euros d’amende. Le problème aujourd’hui est que Nathalie se retrouve à nouveau jugée pour les mêmes faits, quelle reconnaît entièrement. Une peine plancher plane sur sa tête. Son avocat plaide pour la plus grande indulgence en ces temps de crise. Nathalie voulait tout simplement travailler.

 

Laisser un commentaire