« Vous vous êtes mise dans de beaux draps »

 

 

Les deux amies s’entendaient très bien, tant et si bien, qu’elles vont décider de louer un appartement ensemble. Mais l’opération n’arrivera jamais à son terme, entre-temps, les deux copines vont se disputer et se fâcher. Jusqu’ici, rien qui ne peut intéresser un tribunal correctionnel. Le président coupera plusieurs fois la parole à la prévenue, il ne veut pas savoir ce qui a provoqué leurs griefs, ni les tenants ou les aboutissants de la dispute. Il ne veut s’en tenir qu’aux faits répréhensibles. Sophie S., fin juillet 2012, après avoir un peu trop arrosé sa solitude, aux alentours de 3 heures du matin, va se rendre chez son ex-amie, Mme Mas. Elle voulait une explication. Le président la reprend : « À trois heures du matin, on laisse les gens tranquilles surtout lorsque l’on a bu ». « Elle aussi avait bu  » répond Sophie S. « Et qu’est ce que vous voulez que ça me f…, lui répond le président du tribunal, elle était chez-elle, elle peut se saouler comme une vache, la justice s’en moque ». Tout était réuni pour qu’une dispute s’ensuive, elles en viennent aux mains, Mme Mas,qui est plus âgée, tombe dans les escaliers et accusera Sophie S. de lui avoir mis des coups de pieds dans la hanche. Ce que la prévenue va nier. Le cœur du problème est là, le 29 juillet, Mme Mas a subi une opération de la hanche, au cours de laquelle, il lui a été placé une prothèse. L’acte de violence caractérisé se voit aggravé, parce que commis sur une personne vulnérable. Mais les tracas pour Sophie S. ne sont pas terminés. Mme Mas dans sa chute a souffert d’une fracture du fémur et il a fallu la réopérer de la hanche. Résultat,la CPAM, Caisse primaire d’assurance maladie, réclame 60 000 euros à Sophie S., pour frais d’hospitalisation. Ce sera jugé très prochainement au civil. « Vous vous êtes mise dans de beaux draps » lui fait remarquer le président. Pour l’heure, elle est condamnée à deux mois de prison avec sursis.

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