Sa voiture sur le toit, il est interpellé

Moïses a 36 ans et une vie qui n’a pas laissé indifférentes, justice et forces de police, six condamnations sur son casier de 1991 à 2007, quelques vols, prises du nom d’un tiers, vol aggravé et deux conduites sans permis.

Moïses sait conduire sans permis et il l’a prouvé par le passé, il le prouve à nouveau ce soir-là, aux alentours de 23 heures. Il se présente au volant d’une Seat Ibiza au péage de Perpignan-sud. Pas de chance, un contrôle. Les gendarmes lui font signe de s’arrêter, il fonce vers Perpignan. Les gendarmes le poursuivent. Moïses rentre dans Perpignan à vive allure, sans respecter la signalisation, feront remarquer les forces de l’ordre. Puis, dans une ultime tentative pour se débarrasser de ses poursuivants, il fait une embardée volontaire et tamponne le véhicule des gendarmes qui roule à sa hauteur. Mais Ste Geneviève veillait au grain et c’est le véhicule de Moïses qui se retrouve sur le toit, et c’est encore lui qui se retrouve à l’hôpital avec plusieurs côtes cassées et un coup du lapin. Ce qui ne l’empêche pas d’être coupable de violence avec arme par destination, en l’occurrence la voiture, contre les forces de l’ordre. Mais les gendarmes seront gentils et ne porteront pas plainte pour l’agression. N’est retenu contre lui que le délit de fuite. Moïses a un temps fait les marchés avec son père, depuis il ne travaille plus. A la barre, il essaie de se défendre : «  J’ai perdu un enfant, depuis ça va plus dans ma tête, j’avais pris la voiture de mon amie, j’ai paniqué ». Mais le président le rabroue vertement, « nous avons tous nos vies et nos ennuies, vous avez pris tout les risques en conduisant à vive allure en ville, vous avez de la chance que les gendarmes aient été gentils avec vous, ils auraient pu porter plainte pour violence ».

Il est condamné à trois mois de prison ferme et 150 euros d’amende.

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