La cocaïne était du savon

Laurent Fioconi dit « le mage », et son fils transportaient réellement 350 kilos de savon dans leur véhicule. Le père a été victime de son passé de narcotrafiquant, la Guardia Civil ayant pris les inoffensifs acides gras pour de la cocaïne.

La gaffe nous rappelle le sketch de Fernand Raynaud « Tonton pourquoi tu tousses ? », mais la réalité a dépassé la fiction. Le tribunal N°8 de Figueres a aussitôt archivé l’affaire, lorsqu’il a reçu les résultats d’analyses de l’institut national de toxicologie de Barcelona, les 72 pastilles de savon que les Fiocconi, père et fils, transportaient dans leur véhicule ne cachaient aucune substance toxique. L’erreur regrettable, est due au passé criminel de Laurent Fiocconi, surnommé Le Mage, qui a collaboré un temps avec les cartels de la drogue colombien de Pablo Escobar. Arrêtés le 23 novembre 2012, ils ont été, père et fils, relâchés après deux mois de prison préventive. En revanche, Raymond Mihière dit le chinois, arrêté au même moment en Eure et Loire, demeurera en prison en France à cause de ses liens et de son implication présumée dans un trafic de drogue portant sur des transports de 400 kilos de cocaïne entre le milieu corse et marseillais. La méfiance de la Guardia Civil pour les marchandises transportées par Laurent et Jacques-Benoit Fiocconi, peut se comprendre car le fils Fiocconi avait acheté le savon à une fabrique de Figueres appartenant à l’épouse de Raymond Mihière. Le savon était destiné à être vendu en Corse dans l’entreprise du fils Fioconni, « Senteurs de l’île », spécialisée dans la vente d’huiles essentielles. La plupart de ces personnes se connaissaient pour avoir jadis, été mêlées au trafic de drogue international. Laurent Fiocconi était surveillé depuis plus d’un an dans le cadre d’une vaste enquête contre le crime organisé, diligentée par le tribunal de grande instance de Marseille. Une trentaine de personnes ont été arrêtées suite à la capture des Fiocconi en Catalogne. Laurent Fiocconi était emprisonné à Marseille après avoir accepté d’être extradé en France. Marti Cànaves, avocat en Catalogne du « Mage » Fioconi, a accusé la justice française et espagnole d’empêcher son client de vivre une vie paisible et normale avec sa famille et ses amis. L’avocat affirme que son client n’a plus aucun contact avec la délinquance, mauvaise fréquentation qu’il a quitté totalement pour vivre une retraite paisible en Corse. Me Marti Cànaves avait fait les honneurs de la presse en défendant la municipalité de Rasquera (Tarragona) qui voulait cultiver légalement le cannabis sur le territoire municipal. L’argument principal du lettré, était les vertus médicinales reconnues des dérivés du chanvre indien.

Laisser un commentaire