Diffamation : Jean-Michel Erre et Luc Malepeyre relaxés

 

Comme à son habitude, lorsqu’il rend un délibéré dans des affaires mêlant le personnel politique, le Président Jean-Luc Dooms, prend toujours le temps pour argumenter publiquement la décision du tribunal. Et personnel politique il y avait, puisque Louis Aliot vice président du Front National était venu en personne, une après-midi, entière soutenir « son ami personnel, Luc Malepeyre. » La phrase incriminée était la suivante.

« … Les choses ont évolué plus que très défavorablement jusqu’à Montpellier où j’ai été entendu par un ténor du barreau, pour une affaire immobilière sur Saleilles où Rallo a magouillé. « Monsieur 10% », comme on le surnomme «affectueusement».  M. Dooms – en l’absence des prévenus et de leurs conseils ainsi que de la victime et de son avocat – a tout de même fait lecture des motivations de la décision. J’espère ne pas trahir ses propos : En aucun cas le tribunal ne doit interpréter le texte incriminé, si l’auteur écrit « Monsieur 10% » et même si, pour le commun des mortels, l’allusion à un but lucratif  illicite est évidente, le tribunal ne doit lire et s’en tenir qu’à ce qui est écrit. Ce peut être 10% de sympathie, ou allusion à une prédiction électorale. Restait le terme de « Magouillé » assez explicite pour être considéré non pas comme diffamation mais comme injure publique. M. Dooms a été très clair, et a préféré incriminer une certaine perversion du langage, devenue coutumière, qui ne fait que refléter les mœurs langagières d’aujourd’hui et qui sont devenues partie intégrante du langage politique habituel qui ne peut être qu’exacerbée en pré période électorale. Lorsque l’on est un personnage public, il faut savoir accepter ce genre de qualificatif venant de ses adversaires. Sinon il vaut mieux ne pas faire de politique. Me Codognès, sur ces entrefaites, et portable collé à l’oreille, comme à son habitude, grimpait les marches du palais. Nous lui rapportions les résultats du délibéré et il nous annonçait aussitôt qu’il allait faire appel.
Toujours sur ces mêmes marches, arpentait de long en large, Me Raphael Chiche du barreau de Paris. Repéré de suite à son absence d’Hermine, je lui demandais si je pouvais l’aider, comme tout catalan est amené à le faire pour conserver l’excellente réputation dont nous jouissons dans les brumes nordiques. J’attends M. Jean-Luc Dooms, me répond-il, pour lui dire combien c’est un honneur pour moi de pouvoir plaider devant un des plus grands juges de France. Dont acte, si le grand nord (Galles) nous a apporté d’excellents fichages comme James Hook à l’Usap. Sachez que le « noooord » de Galabru nous a apporté, Jean-Luc Dooms vice-président du tribunal, considéré tout autant comme un excellent fichage judiciaire. Devenu Usapiste en s’installant à Perpignan, Jean-Luc Dooms pourra mesurer à sa juste valeur ce que cette comparaison un peu osée peut signifier en Pays Catalan.

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