Cabanisation : des rumeurs pour tromper l’administration

Mourad Hélène est la voisine de Mme Palou, impliquée comme elle dans le phénomène de cabanisation du département qui touche tous les villages de la plaine et de la moyenne montagne.

Mme Mourad a installé sur le terrain qui jouxte celui de Mme Palou, un Mobil home et une caravane. La police municipale va constater les faits, c’est-à-dire une installation d’édifice servant d’habitation sans avoir respecté les plans d’occupation des sols et l’installation d’une caravane en dehors des lieux aménagés. Les fonctionnaires demandent une régularisation de la situation ou une remise en l’état des lieux. Qu’à cela ne tienne, Mme Mourad va se déclarer agricultrice, spécialisée dans le safran, et va remplacer les habitations précaires par un chalet en bois et un abri métallique, sans qu’aucune démarche ne soit faite pour régulariser : « Je comptais demander un permis de construire » déclare-t-elle au tribunal. Elle a pourtant été verbalisée plusieurs fois. Le Procureur de  la République est persuadé que ce changement de constructions est une manœuvre pour gagner du temps. Mme Mourad pressée par le procureur avouera qu’elle a été conseillée par sa voisine Mme Palou. M. Danlos va lui ôter tout espoir, Mme Palou est mauvaise conseillère, la preuve, ses entourloupes ne lui ont pas évité le tribunal et précise bien clairement à Mme Mourad : «  Vous ne pouvez rien installer sur ce terrain ». Car une des balivernes, qui courrait à Argelès, une de plus en matière de « cabanisation », était qu’il suffisait d’avoir des roues sous sa maison pour pouvoir l’installer n’importe où. Elle est condamnée à 1000 euros d’amende, dont 500 avec sursis et à une remise en état des lieux dans un délai de six mois, sinon elle devra payer une astreinte de 30 euros par mois.

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