« Des copains que je ne connais pas »

David Herbet, à 22 ans, n’est pas un inconnu des forces de police, le 16 décembre, avec un peu d’avance, il fêtait noël et prenait le champagne dans une résidence secondaire sans la permission des propriétaires.

Il les a rencontrés dans un parc de Perpignan, ils ont fumé ensemble, puis se sont perdus de vue. Il retombera sur eux, le jour des faits, place de l’Europe à Canet en Roussillon. Ils l’invitent à les suivre dans une maison qu’ils sont arrivés à ouvrir et qui contient des bouteilles. Ils ont fracturé une fenêtre, c’est par là qu’ils entreront tous. David boit un verre de champagne avec ses potes, vole quelques bouteilles de vin et s’en va. Les policiers vont relever l’ADN sur le verre et remonter jusqu’à lui, car David Herbet, n’est pas un inconnu des services de police. À tel point qu’il n’a plus droit au sursis simple. Il travaille pour une entreprise de maçonnerie. « Vous avez des feuilles de paye ? » : demande le président Dooms. « Non » : répond David Herbet. « Vous êtes payé en liquide ? ». « Les deux, en chèque et des fois en liquide ». En revanche, il présente un justificatif d’emploi dûment tamponné par l’employeur. Le président est abasourdi : « Il vous emploie au noir et vous signe un justificatif d’emploi ? L’imprudence n’a pas de limite ». « Le nom de ces copains ? » : demande le tribunal. Il ne les connaît que par leur prénom. Le procureur se demande s’il n’a pas inventé des complices pour cacher qu’il a agi seul. Pourtant, le vol commis en réunion, est un facteur aggravant. Le savait-il avant de faire ses déclarations à la police ?  Il est condamné à quatre mois de prison il pourra les faire aménager par le juge d’application des peines.

 

 

 

 

 

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