Dépistage du cannabis au volant (suite)

Suite à l’article consacré aux nouvelles techniques de dépistage de consommation de cannabis au volant publié la semaine dernière, un lecteur travaillant pour des laboratoires pharmaceutique nous a répondu : « Les tests de dépistage des drogues au volant, dont la consommation de cannabis, sont maintenant des tests salivaires (depuis 2008). La positivité au THC ( le principe actif du cannabis) n’est en pratique détectable par ces tests que de 6 à 12 h après la consommation, et encore, au maximum… En tout cas pas plusieurs jours après, ce qui est par contre le cas avec les tests urinaires puisque le THC est stocké dans les graisses et éliminé progressivement dans les urines pendant 2 à 3 semaines. Tirer une taf le samedi soir peut faire perdre son permis au plus tard le dimanche, mais pas le lundi matin. Et pas sûr qu’une simple taf soit suffisante le dimanche puisque le seuil de détection est de 15 ng. Et il semblerait que certain bain de bouche puisse négativer le test… »  Dont acte. Notez aussi que si la cannabis peut théoriquement être dépisté pendant 24h dans la salive, aucun test de dépistage n’est aujourd’hui capable de détecter le THC plus de 12-15h après sa consommation.

La misère que provoque, par dégat collétéral, la consommation et le trafic de stupéfiants est terrible. Il faut voir des familles accablées par la perte d’un de leurs enfants ou les larmes de jeunes gens miséreux partant pour des mois de prison, pour vraiment comprendre tout ce qui se cache derrière la simple fumette d’un joint. Ce capitalisme là est le pire de tous car il tue chaque jour des centaines et même des milliers de jeunes personnes de part le vaste monde. Les mafias sont capables des pires tortures pour rentrer dans leurs fonds. Il faut savoir que fumer c’est aussi se rendre complice de tous ces drames. Les babas cools, hippies, doux rêveurs d’un monde meilleur ne sont plus « cools » du tout, mais les responsables d’un véritable massacre des couches les plus miséreuses de nos sociétés. Il est vrai que depuis des dizaines d’années, la fumette snobinarde du samedi soir est passée des milieux branchés bobos, aux banlieues et à la petite délinquance.

2 commentaires sur “Dépistage du cannabis au volant (suite)

  1. Depuis quand je travaille pour l’industrie pharmaceutique ???
    Pour le reste la vision de l’auteur du consommateur de cannabis semble un peu datée… Et son trafic n’aurait pas pris l’ampleur que l’on connait si sa consommation se limitait à quelques « bobos » post-soixantuitards ou à leurs rejetons. Aujourd’hui ce sont les jeunes touchés par la précarité sociale, ce qu’on appelait autrefois la misère, qui sont, et de loin, les plus consommateurs.
    Et puis si les larmes des familles « accablées par la perte d’un de leurs enfants » sont émouvantes, elles ne le sont pas moins quand elles concernent des jeunes décédés sur nos routes suite à la consommation d’une drogue tout a fait licite elle : à ce jour l’alcool cause infiniment plus de morts que le cannabis.
    Enfin, il existe une solution très simple pour mettre fin aux activités mafieuse et à leurs dégâts « collatéraux » liés au trafic de cette substance, la même que celle mise en oeuvre aux EU dans les années 30 vis-à-vis de l’alcool justement : la fin de la prohibition…
    Mais, en paraphrasant l’auteur, les politiques en auront-ils la volonté ? Ou plutôt quand en auront-ils le courage ?

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