Voitures de luxe volées en Belgique revendues sur la Côte Catalane

L’affaire a été longuement expliquée dans Le Petit Journal du 5 mai. Il manquait le résultat des délibérations. Ils étaient huit prévenus, liés, en général, au monde de la nuit, agents de sécurité, physionomistes, barmans, propriétaires de boites de nuit ou vendeurs de voiture.

Défendus par six avocats et accusés par deux autres qui représentaient les parties civiles. Des personnes de nationalité Belge, non identifiées, leur avaient proposé des voitures à des prix défiants toutes concurrences. Tous se défendirent en disant qu’ils étaient amateurs de grosses cylindrées, et, que régulièrement, il a des rumeurs d’occasions très intéressantes permettant d’acheter des voitures de luxe à l’étranger, en toute légalité. Il y a quelques années, c’était en Allemagne, hier en Belgique, aujourd’hui en Angleterre, où, parait-il, pour une livre de plus, le client a droit à un second véhicule. Ils avaient tous les papiers en règle, carte grise de l’ancien propriétaire barrée, et la préfecture leur avait remis leur nouvelle immatriculation. Ils ne pouvaient imaginer qu’il s’agissait d’une organisation criminelle qui écoulait des voitures volées. Ses malandrins leur avaient même offert, des stylos, porte-clefs et autres gadgets publicitaires au nom de leur société fantôme. Les voitures étaient arrachées à leurs anciens propriétaires par car-jacking, ce qui permettait d’être en possession des papiers du malheureux qui, comme vous et moi, les laissent dans la boite à gant. Le tribunal a été particulièrement sévère et n’a visiblement pas cru, les explications des prévenus. Reconnus coupables de recel de vol. Deux d’entre eux en récidive, écope, respectivement, d’un an d’emprisonnement et 8000 euros d’amende et deux autres de deux mois ferme et 3000 euros d’amende, celui trop gourmand qui avait acheté plusieurs véhicules, a récolté dix mois avec sursis et 4000 euros d’amende et les trois derniers, six mois avec sursis et 2000 euros d’amende. Confiscation de tous les véhicules et inscription des condamnations sur le casier judiciaire. Les histoires belges ne leur arracheront plus le moindre sourire pendant longtemps.

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