Violer une interdiction de visite

Le 4 juillet, la police de Perpignan est contactée par une jeune maman, malgré une ordonnance d’interdiction d’entrer en contact avec son ex-concubine et ses deux enfants, il fait le pied de grue devant sa maison.

Tony a été arrêté, d’abord le 10 décembre 2009 à Versailles, pour violence sur conjoint, puis à nouveau, le 16 février 2010. Devant le tribunal, il pleure, il dit combien ses enfants lui manquent. Qu’il est revenu pour eux. Sa dernière incarcération pour faits de violences sur sa concubine, malgré une interdiction de rencontre, signifiée par le juge des affaires familiales, lui a coûté un an de prison. Entre temps, son ex compagne et ses enfants ont fui la région parisienne et se sont installés à Perpignan, pour mettre le plus de kilomètres entre le père et eux. Peine perdue, à sa sortie de prison, il vient s’installer entre l’école des petits et leur domicile. Il passe tout le temps devant chez eux. Normal ! son légumier se trouve sur leur chemin. Même un fanatique végétarien ne fréquente pas autant son marchand de légumes.

La police doit intervenir
Lorsqu’il a été présenté devant ses juges, il a fait preuve d’une telle agressivité envers sa femme, qu’il a fallu faire intervenir une patrouille de police. Il s’excuse encore une fois, en parlant de son impossibilité à supporter l’éloignement de ses enfants. Me Oblique, avocate de la maman, est très étonnée de ce subit intérêt pour ses enfants. Jusqu’à présent, dans tous ses propos et ses actes, il n’a jamais parlé que de son ex femme et n’a jamais fait référence à ses enfants. Il a vraisemblablement adopté une nouvelle posture plus amène à attendrir son auditoire. Il dira aussi, qu’avec sa compagne, ils ont repris de temps en temps la vie commune. A la barre cette dernière le niera farouchement. « Depuis 2009, il n’y a plus rien eu ». Le casier judiciaire du papa est très chargé, délit de fuite, usage de stupéfiant, conduite sous état alcoolique, dénonciation mensongère, dégradation, refus d’obtempérer, destruction de bien, conduite sans permis et un an pour violence sur sa concubine, assorti d’une interdiction de contact depuis 2009, une interdiction constamment violée. Le tribunal le condamne six mois ferme et six avec sursis. A sa sortie de prison, il aura encore deux ans de mise à l’épreuve, contraint à une obligation de travailler et obligation de soins pour sa violence et sa toxicomanie, en sus interdiction totale du territoire des Pyrénées-Orientales. Tony n’a pas compris, il demande comment il va pouvoir continuer à payer son loyer, s’il est en prison. Le président lui explique en détachant bien ses mots, vous devez vous défaire de votre appartement, car vous n’avez plus le droit de vivre dans ce département, d’y habiter et même d’y venir en simple visite.

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