Une nouvelle attaque chez les buralistes du Moulin à Vent

Pour la deuxième fois cette année le bureau de tabac du Moulin à Vent a été braqué. Pour la deuxième fois, le malfaiteur a pris des risques insensés pour voler quelques cartouches de cigarettes et de la menue monnaie. Ce nouveau genre de voyoucratie qui n’hésite pas à utiliser des armes pour commettre de menus larcins, augmentent encore le sentiment d’insécurité. Jusqu’où sont-ils capables d’aller, s’ils n’ont peur de rien et rien ne les arrête ? Le Petit Journal c’était fait écho de la précédente attaque subie par les mêmes commerçants. « Au bureau de Tabac du Moulin à vent le drame n’a été évité que grâce aux réflexes et sang froid du propriétaire. Le malfaiteur armé d’un fusil à pompe n’a pas hésité à tirer en direction de la tête de la buraliste, fort heureusement son mari, au même moment, a eu le réflexe de tirer son épouse par le bras. Le coup de feu lui a frôlé la tête ». Cette fois-ci le malfaiteur a attendu la fermeture. Il a braqué un pistolet sur la tempe du mari et a exigé l’argent de la caisse. Il ne restait que la monnaie préparée pour le lendemain. Il l’a prise avec trois cartouches de cigarettes. Une misère. Fort heureusement et contrairement à la fois précédente, il n’y a pas eu de coups de feu. Mais les commerçants du moulin à Vent en ont assez de vivre dans une insécurité constante. Ils exigent plus de protection, notamment des patrouilles de police supplémentaire. Les policiers municipaux en vélo sont efficaces et dissuasifs mais malheureusement trop peu nombreux.

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