Un fou : il harcèle, poursuit, guette, celle qu’il dit aimer. Elle vit un véritable enfer !

Harcèlement et délire érotico-maniaque. Samir comparait entouré de policiers, il est incarcéré à Bézier. Lorsque le juge lui demande pourquoi ? Il ne sait pas répondre.

 

Il a six condamnations à son actif : dénonciation mensongère, violence, destruction, tentative de vol, récidive de vol. C’est cette dernière qui lui vaut d’être incarcéré jusqu’au 4 novembre 2012. Il comparait pour harcèlement et atteinte sexuelle. Samir lors d’un stage de jardinier à la mairie de Perpignan fait la connaissance de Maryse, employée modèle à l’accueil d’un département municipal. Elle est très gentille et l’aide à remplir ses papiers. Samir prendra cette compassion pour de l’amour. Depuis la vie de Maryse est un enfer. Il la harcèle constamment, persuadé qu’elle partage ses sentiments. À travers le prisme de sa folie, c’est son entourage qui empêche leur idylle. Samir s’exprime très mal sur le banc des prévenus, il souffre visiblement d’une déficience mentale et d’un coefficient mental particulièrement bas. Il écrit des lettres enflammées à Maryse, se rend sur son lieu de travail, l’attend dans le parking. Jusqu’au jour où se rendant chez-elle, il lui saute dessus, se frotte à elle. Elle a tout juste le réflexe de lui dire : « Tu ne pourras pas, n’oublie pas que le sexe des femmes est un enfer ». Samir la lâche aussitôt. Car Samir dans son délire mélange tout, ses propres déficiences et la religion : il hait les femmes. Lorsque le président lui demande : « Pourquoi avoir tatoué le prénom de Maryse sur votre annulaire ? » Il répond dans un murmure à peine audible : « Parce que ce n’est pas une pute ! ». Pour lui toutes les femmes le sont, sauf sa mère et Maryse. En présence de Me. Nicolau, son avocat, nous parlerons avec Maryse qui attend dans la salle des pas perdus du tribunal. Elle n’a pas voulu assister au procès. Ecrire qu’elle est terrorisée est un euphémisme ! Elle ne vit plus, elle est persuadée qu’il reviendra un jour pour se venger. Il a menacé devant elle de tuer le maire de Perpignan, sa chef de service, ses collègues, tous accusés de se mettre entre Maryse et lui. Il a parlé plusieurs fois de suicide. Du banc des prévenu,il explique : « C’est une bonne copine ». « Mais vous lui avez sauté dessus ? » lui répond le président du tribunal, réponse : « On jouait à la bagarre ». Maryse est jeune et jolie, en proie à une telle terreur que l’on ne peut imaginer un seul instant qu’elle puisse « jouer » avec Samir.

Le procureur demandera quatre ans ferme « afin que Maryse vive libre et en paix». Il sera condamné à trois ans d’emprisonnement dont deux ferme, obligation de soins, interdiction de rentre en contact avec la victime, ne pas paraître ni à son domicile ni sur son lieu de travail, un euro pour la mairie de Perpignan partie civile et 800 de frais de procédure. Cela ne soulage en rien Maryse persuadée que lorsqu’il sortira il s’en prendra à elle. Samir est un paranoïaque dangereux, ce sont les conclusions de l’expertise psychiatrique. À sa sortie de prison, il faudra absolument le surveiller et protéger Maryse.

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