Semaine noire pour le GIGN en Pays Catalan

 

Au Madison, samedi soir

Nous étions samedi 24 novembre. Ils étaient de sortie. C’était des costauds, des jeunes hommes dans la force de l’âge. Ce soir-là, ils avaient quartier libre. Alors ils flirtent un peu avec cette bande de filles à la table qui jouxte la leur au café dans ce café de la ville. Ils les invitent. Ce soir, ils sortent en boite. Les filles ont l’air emballé. Jusqu’à ce que les belles, entendent le nom de la boite. Nous allons au Madison. Le charme est rompu aussi sec, les filles refusent de les suivre et continueront la soirée entre elles. Bien leur en pris. Ils étaient tous gendarmes du GIGN en mission en terre catalane. Lorsqu’ils sortiront de la discothèque en fin de soirée, une bande de « jeunes » des quartiers les attendent. Ces derniers auront du mal à expliquer leurs raisons aux enquêteurs, c’est une expédition punitive, peut-être contre des rugbymen, avec qui ils auraient eu un premier accrochage. Ils les ont confondus à cause de leurs carrures. Où peut-être, n’est ce qu’une invention pour cacher que ce soir-là, ils désiraient uniquement en découdre, sans aucune raison valable. Avec leurs portables, ils ont rameuté tous leurs copains, pendant que les militaires étaient encore en boite. Quand ces derniers sortent, ils se jettent sur eux, sans un mot, sans une explication, ils sont à cinq ou dix contre un. Un des gendarmes sera roué de coups de pied et très sérieusement blessé. Un autre recevra un coup dans le dos avec un objet tranchant, peut être un couteau qui n’a pas été retrouvé. Deux suspects ont été identifiés, l’un deux est éducateur de rue pour la mairie de Perpignan. Ils ont été mis en examen.

Un « go fast » intercepté

Lundi soir, les gendarmes du GIGN ont intercepté une caravane « Go Fast » sur l’autoroute « La Catalane ». Peut être que l’équipe du « Madison » faisait partie de cette même opération. La caravane était composée d’une voiture ouvreuse pour vérifier qu’il n’y a pas de barrages, la voiture « porteuse » qui transporte la marchandise, vraisemblablement du Haschich, et un troisième véhicule qui fermé la marche, afin de vérifier qu’aucun « intrus » ne les a pris en filature. Chaque voiture est équipée de plusieurs téléphones portables et de plusieurs cartes Sim, afin d’éviter d’être repérés par les écoutes. Pour une raison encore inconnue, une des voitures des policiers a tamponné celle des malfaiteurs. Il s’en suivit un carambolage assez impressionnant. Une victime a déplorer, c’est un chauffeur, n’ayant rien a voir avec l’opération, qui a pris la fuite à pied dans un moment de panique. Mais ses blessures seraient légères.

 

 

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