Rachida Dati et la peine plancher

Samedi 7 avril, Rachida Dati est venu en Pays Catalan inaugurer le local électoral de Daniel Mach et de Romain Grau. Elle arrivait de Narbonne, ville chère à son cœur.

En 2008, lorsqu’elle était encore garde des sceaux, elle avait inauguré le nouveau Palais de Justice narbonnais. Palais qui lui rend bien c’est honneur, car depuis, il est l’un des seul en France, à appliquer à 100% la peine plancher. Une des réalisation judiciaire phare du gouvernement Sarkozy qui punit de prison ferme les multirécidivistes. A Perpignan, Mme Dati a mit en cause les socialistes qui parle (du bout des lèvres) de supprimer la peine plancher.  » C’est autant de victimes protégées » martèle t’elle.
Jamal Dati, frère de la députée européenne (PPE), vient d’être accusé de violences aggravées, agressions sexuelles et vol sur son ex-compagne. Jamal a 38 ans. En août 2007, il avait déjà été condamné à douze mois de prison par la cours d’appel de Nancy pour trafic de drogue. Le 3 novembre 2010, il était contrôlé à la frontière belge, il rentrait de Maastrich, mais rien à voir avec les responsabilités européennes de sa sœur. Il était en possession de 30 grammes d’héroïne et d’un peu de Hachich. Cette dernière condamnation est commise, très certainement, en période de récidive légale. C’est-à-dire qu’un sursis pendait au dessus de sa tête comme une épée de Damoclès. Peu importe, « grâce » au gouvernement Sarkozy et à Rachida Dati, il est passible aujourd’hui de la peine plancher. Vraisemblablement trois ans fermes. Il le serait très certainement s’il était jugé à Narbonne. Un autre frère de Rachida, Omar Dati a été condamné à quatre mois de prison en 2001 pour trafic d’héroïne et en 2007 à huit mois ferme en récidive, toujours pour trafic de stupéfiants. « On choisit ses copains, rarement sa famille » chante Renaud, Rachida Dati n’a rien fait pour mériter cela.

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