« Mieux vaut un coupable en liberté … »

Ils sont descendus dans le sud, tous les trois, les deux adultes concubins et la petite, issue d’une première union, mais les vacances ne sont pas remède à tous les maux.

Le 7 août les forces de gendarmerie sont appelées par les vigiles du village de vacances, « Les portes du Roussillon ». Une jeune maman assure que son compagnon vient de la violenter. Les militaires la récupèrent avec sa fille sur le parking de la résidence, les emmènent avec eux afin de prendre leurs dépositions. Le jeune homme a abusé de la boisson pendant la soirée, la petite fille ne le supporte pas dans cet état. Comme à chaque dispute, elle lui dit qu’il est nul, car il ne travaille pas, que son vrai papa est bien mieux. Le compagnon s’avance vers la petite, la maman prend peur, s’interpose et reçoit un coup de poing sur la cage thoracique. Problème, la petite fille, dit n’avoir pas vu de coup. C’est parce que je la protégeais de mon corps, elle était dans mon dos, répond la maman. Aussitôt le coup reçu, mère et fille se réfugient chez un voisin, d’où ils appellent la sécurité. Abdel, le compagnon comparait au banc des détenus. Il avait déjà fait l’objet d’une précédente condamnation pour les mêmes faits. Sa version est tout autre, il sait qu’il a un sursis au-dessus de la tête, il sait ce qu’il risque. Il ne l’a pas touchée. Ils se sont disputés pour la nième fois, il a fait ses bagages, point. Il répétera constamment cette même version. Elle sait qu’en me dénonçant, elle peut m’envoyer en prison, elle a tout inventé. Le médecin qui a ausculté sa compagne n’a rien trouvé, aucun bleu, aucune séquelle, pas de marque. En revanche, le casier d’Abdel ne témoigne par pour lui, douze condamnations, la plupart pour faits de violences auquel s’ajoutent vol, conduite sans permis et sous emprise alcoolique, outrage, détention de fausse monnaie. La dernière fois, les violences ont été subies par sa compagne actuelle, cela lui valut de la prison. Mais pourquoi sont-ils partis en vacances ensemble ? Ils sont arrivés le 4 août à Barcarès et le 7, la bagarre commençait. C’est la CAF qui leur a payé la semaine à Barcarès. Alors, Abdel dénonce sa compagne qui selon lui a plusieurs plaintes pour détournement de fond, il explique qu’elle a continué à encaisser son RSA, lorsqu’il était en prison .etc … Elle, demande à la barre que lui soit restitués les billets de train pour pouvoir repartir avec sa fille. Mais pourquoi ces deux là sont-ils partis ensemble en vacances ? Le tribunal après avoir délibéré a décidé qu’il n’y avait pas assez de preuves pour inculper Abdel. Aucune preuve de coups. Il est relaxé, et M. Dooms de conclure : « Nous préférons voir un coupable en liberté, qu’un innocent en prison ».

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