Le coup du rétroviseur

C’est une escroquerie récurrente qui fonctionne encore et toujours. Le coup du rétroviseur. Comment se faire payer la réparation d’un accrochage imaginaire ?

 

 

 

Ce sont très souvent des jeunes gens reconnus comme appartenant à la communauté gitane qui en ont fait leur spécialité. Ils repèrent une cible, en général, une personne âgée au volant de sa voiture, il s’en approche au plus près, avec leur propre véhicule, se laisse doubler, et poursuivent, alors, le conducteur en lui faisant des appels de phare. Quand celui-ci s’arrête, ils lui font constater que leur rétroviseur est cassé et que c’est lui le responsable de l’accrochage. Le conducteur feinte un coup de téléphone à sa maison d’assurance et explique, ensuite, qu’il lui a été conseillé de régler cela à l’amiable. Il demande alors à sa victime entre 900 et 1000 euros pour la réparation. Aujourd’hui, le tribunal devra se pencher sur deux cas, deux gitans, qui sont accusés d’escroquerie. Le premier, Vincent, est accusé d’avoir monté cette arnaque rue Dénoyés à Perpignan. La victime a 69 ans. Depuis, elle est décédé et c’est sa fille qui s’est maintenue partie civile. L’escroc, décrit de type gitan et rondouillard, lui réclame 950 euros. Le vieux monsieur est complètement affolé, pris en faute, il n’a qu’une idée, que cette histoire se termine au plus vite. Les Gitans, toujours aimables et prévenants, lui font tout de même un peu peur. Ils vont tous, victime et escrocs, jusqu’au distributeur de la banque la plus proche. Il ne peut sortir que 500 euros. L’escroc lui demande alors de l’accompagner au supermarché, ou il choisit 250 euros de bouteilles d’alcool, qui seront réglées par la victime. Pierre Parrat avocat du prévenu, jugé par défaut, a beau jeu de dire que rien ne prouve que son client est le coupable, et pour cause, la victime, décédée depuis, n’a pu reconnaître son aigrefin.

La deuxième affaire ressemble en tout point à la première. David est à la barre. Il est handicapé à 80 %.

 

Et de deux …

L’escroquerie à lieu à Maux. Même histoire de rétroviseur. La proie accompagne ses voleurs, jusqu’à son domicile et leur donne 1150 euros. Mais le vieux monsieur à eu le réflexe de relever l’immatriculation de leur véhicule. C’est la voiture de David. Il était monté à Maux avec sa famille pour participer à une concentration évangélique. Il dit, pour sa défense, que ce sont des jeunes qui lui ont pris sa voiture. David est handicapé mental et fortement médicalisé. Il est vrai, en l’écoutant, qu’il est difficile d’imaginer qu’il ait pu monter et maintenir ce type d’escroquerie. Depuis, son frère a vendu la voiture, 1500 euros pour rembourser les 1100 euros au vieux monsieur de Maux.

Dans les deux cas, la victime a était payée de suite pour arrêter les poursuites. Dans le premier, c’est la communauté gitane qui s’est réunie et a rendu les 950 euros à la victime. Ils ne cherchent même pas à savoir si le membre de la communauté est, ou non, coupable. La priorité des priorités, étant, de sauver de la prison un confrère gitan. Une solidarité inconditionnelle, quelque fois religieuse, qui est très difficile à comprendre pour un non gitan. D’autant plus qu’elle n’est pas partagées à 100% dans la communauté gitane. Ce sont, très certainement, d’autres Gitans qui profitaient de leur cousin malade pour lui emprunter sa voiture et commettre leurs forfaits. Raison qui a justifié, aussi, la vente du véhicule. Souvent, à la moindre accusation, les Gitans accusés payent sans sourciller, un peu comme les victimes du « coup du rétroviseur ». Il est aussi extrêmement fréquent, qu’ils payent, sans sourciller, pour des fautes qu’ils n’ont pas commises. L’escroc au rétroviseur, qui lui, a pris toutes les précautions pour demeurer insoupçonnable, fait très souvent deux victimes, le floué et l’accusé à tort qui rembourse.

 

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