Il était énervé, il lui casse le nez

Matthieu était très énervé ce soir-là. Il s’est rendu dans un cave où avait lieu une surboum, ce ne doit plus être ce terme qu’il faut employer. Pour un regard de travers, il ne se rappelle même plus, il va jeter une canette de bière en plein visage d’un jeune mineur et lui casser le nez. Il devra être opéré sous anesthésie générale pour lui reconstituer la cloison nasale. La gendarmerie qui se rendra sur les lieux, connaît très défavorablement Matthieu. « Un garçon à histoires ». Il vit chez sa maman, ne travaille pas. En revanche la maman est aide-ménagère. Un des assesseurs demande alors à Matthieu : « Et ça ne vous dérange pas que votre mère se lève à 8 heures du matin pour vous maintenir ? ». Pas de réponse. M. Dooms lui dira : « Enlevez les mains des mains des poche, ça se pratique ». Version de Matthieu, j’étais énervé, j’ai jeté une bouteille dans sa direction, sur le torse, il a voulu l’éviter et s’est cogné sur le mur ». Le procureur de la République le rappelle à l’ordre : « Il est inutile de raconter un conte de fée où la victime s’est blessée toute seule, cela ne change rien, la violence est constituée que ce soit pour éviter votre jet ou parce que vous l’avez touchée, vous êtes responsable ». Qu’a-t-il l’intention de faire comme métier ? Militaire. Le Procureur le reprend à nouveau : « L’armée n’est pas une poubelle pour gens sans diplôme, c’est aujourd’hui un corps d’élite et avant tout, il faut un casier vierge ». Le tribunal demandera un dépôt de 2000 euros pour une expertise médicale de la victime et condamnera Matthieu à six mois avec sursis en guise d’avertissement.

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