Encore un convoi Go-fast intercepté

Ils étaient trois dans le véhicule qui transportait 420 kg de résine de cannabis. Ce qui n’était vraiment pas prudent.

Normalement le véhicule qui transporte la drogue ne contient qu’une seule personne. En cas d’arrestation, il n’y a qu’un seul membre de la bande qui tombe. La voiture « ouvreuse », celle qui passe devant afin de vérifier si la route est libre, n’a pas dû remarquer le barrage du Perthus. Où alors, le conducteur de la voiture chargée à bloc était trop proche et n’a pas pu être prévenue à temps par le conducteur de la voiture ouvreuse, qui reste toujours en contact téléphonique. Ce sont les gendarmes de la section de recherche de Versailles qui ont réussit ce coup de filet. La bande devait être sous-surveillance ce qui explique la présence de gendarmes versaillais sur les lieux. Les trois prévenus, après avoir passé 72 heures en garde à vue, seront acheminés vers Versailles pour y être jugés. Depuis le début de l’année plus d’une dizaine de « go-fast », transportant chaque fois plusieurs centaines de kilos de cannabis, ont été interceptés en France. Venant d’Espagne ou de pays nordiques. Ce sont ainsi, 18 tonnes de cannabis qui ont pu être soustraites du marché. Combien ont réussi à passer ? Le terme, Go-Fast, est un anglicisme qui vient d’une technique appliquée par des embarcations très puissantes et rapides appelées go-fast boats aux Etats-Unis. Des bateaux souvent équipées de plusieurs moteurs, pour acheminer vite et discrètement la cocaïne d’Amérique du Sud vers les États-Unis. La technique s’est aujourd’hui développée en Europe, pour acheminer très vite et par autoroute, la résine de cannabis en provenance d’Afrique du Nord ou des pays nordiques, mais aussi des cigarettes de contrebande, voire du trafic d’êtres humains.

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