Conduite sous emprise de produits illicites

Haschich, cocaïne, extasie, tous ses produits peuvent aujourd’hui être détectés au nano gramme près chez les consommateurs. Il est rare, de les retrouver tous les trois chez la même personne.

Étrange rite que de mélanger le haschich qui a un effet psychotrope, c’est-à-dire plutôt calmant avec de la cocaïne qui a un effet excitant. Le cerveau doit faire faire face à des impulsions totalement contradictoires. Le 6 mai 2012, à Pia, Michel circule au volant de sa Renault, la route est en travaux et la circulation y est réduite. A une vitesse reconnue comme excessive puisque limitée en raison des travaux, il va foncer et emboutir par l’arrière la voiture qu’il précède. La conductrice de ce véhicule accompagne sa fille qui sort d’une très grave maladie, elle a été opérée d’une tumeur au cerveau. Elle a vu le véhicule de Michel arrivé sur elles, elle de suite pensait à sa fille qui devra quelque temps porter une minerve. Elle fait la conduite accompagnée avec sa fille, qui ne conduisait pas ce jour-là. Cela se passait toujours dans la joie. Depuis sa fille a toujours la crainte des véhicules qui la suivent. Michel dit s’être endormi en dépassant. Ses résultats d’analyses sont impressionnants, le week-end il dit être allé à une fête à Toulouse et pendant 24 heures ils ont consommé tout ce qu’ils ont pu de produits illicites. Il est positif au test du haschich, de l’extasie et de la cocaïne. Le procureur Manier dans son réquisitoire va critiquer « l’inconséquence » d’une personne, va rappeler que son travail l’amène à voir ramasser de la viande froide au bord des routes, qu’il est payé pour que la société aille mieux, qu’une mère de famille et sa fille, malade, puissent renter tranquillement chez-elles. L’attitude de Michel est scandaleuse, il n’a même pas été capable de téléphoner aux victimes pour prendre de leurs nouvelles. A cette même barre, il n’a même pas eu un mot pour elle ». La maman est assise au banc des victimes, mais ne demandera aucune compassassions au prévenu, elle voudra seulement qu’il entende le mal qui a été causé pas son inconséquence. Le président soulignera son absence de casier : « Vous êtes une personne qui n’avait pas de problème, et vous allez avoir des tas de problèmes ». « Si vous voulez vous suicider, ne suicidez pas les autres » lui dira le procureur. Son avocate évoquera le fait qu’il n’ait jamais connu son père et sa mère est dans une situation économique catastrophique. Michel est condamné a un an d’emprisonnement avec sursis, une mise à l’épreuve de deux ans, une obligation de soin et de travailler, annulation du permis de conduire et un an d’interdiction avant de pouvoir le repasser, 900 euros d’amende pour la consommation de produits illicite et 300 pour non mutation de la carte grise. Le président lui avait promis un tas d’embêtements.

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