Bonasera n’aimait pas qu’on lui dise bonsoir

 

 

 

Stéphane Bonasera est accusé de « violence par une personne en ivresse manifeste ». A 31 ans, il a un joli curriculum, qu’il doit à un caractère particulièrement impétueux : deux fois pour rébellion, outrage, violence avec arme, délit de fuite, refus d’obtempérer et à nouveau, outrage. Il est chauffeur livreur. Ce 4 juillet 2012, il est dans un camping du Barcarès, il campe dans un tepee, et visiblement ce jour là, il était sur le sentier de la guerre. Nous apprendront que c’est une tradition entre campeurs, qui, encore qu’ils ne se connaissent pas, se saluent, ce qui est tout à leur honneur. Mais ce jour-là Bonasera a abusé de l’eau de feu, lorsqu’il est salué pas ce groupe de jeunes visages pâles, pas encore bronzés, il voit rouge et leur tape dessus. Mais, dans son état, il recevra une belle dégelée. Ce qui n’empêche pas ses adversaires de porter plainte. L’affaire se passait entre, 20 et 21 heure et Bonasera avait beaucoup bu. Il est condamné à une amende jour de 6 euros pendant 100 jours. Le président du tribunal lui dit alors, je ne vous explique pas ce qu’est une amende-jour, vu votre casier, ce serait vous faire un affront. Pour le lecteur moins habitué des tribunaux, une amende jour, de 6 euros pour 100 jours, si le prévenu paye 30 euros et ne paye pas le reste, il devra accomplir 95 jours de prison. Chaque jour non payé se transforme en jour de prison ferme.

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