Andres Palomino Barrios retrouvé étranglé à Valencia

Il avait été emprisonné six mois à Mailloles, soupçonné d’avoir été mêlé à la disparition puis au meurtre de Mokhtharia Chaïb.

Faux pédiatres, faux chirurgien, mais véritable mythomane, Andres Palomino Barrios, 68 ans, a été retrouvé mort dans l’appartement qu’il louait carrer Venezula, N° 13 à Valencia. C’est un couple de colocataires, qui, n’ayant plus de ses nouvelles, c’est rendu sur les lieux et a sentit une forte odeur qui se dégageait de la porte fermée. Ils ont appelé la Police Nationale. Le faux pédiatre gisait sur son lit, L’appartement n’était pas en désordre, aucune trace de lutte, ce qui a permis de croire tout d’abord à une mort naturelle. Mais le médecin légiste dépêché sur les lieux eut tôt fait de repérer des traces de strangulations.

Interdit de territoire français
Il avait été jugé en France dans le cadre d’une enquête sur la disparition et assassinat d’une de ses voisines Mokhtharia Chaib. Les faits n’ont pu être établis. Libéré au bout de six mois, il a été interdit de territoire français pendant dix ans. Territoire français, où il avait exercé en tant que médecin spécialisé dans plusieurs cliniques et hôpitaux. Se faisant passer tour à tour, pour chirurgien ou pédiatre. Au Centre hospitalier de Perpignan, il avait exercé comme chirurgien. Ce sont ses pratiques de la chirurgie et d’autres faits plus troublants, qui le firent soupçonner d’avoir participer au meurtre de la jeune et très jolie Chaib Mokhtharia. L’ablation de ses parties génitales avait été pratiquée avec une précision toute chirurgicale. Ce qui n’est pas donné au premier venu.

Il écume les Centres hospitaliers de Catalogne et d’Espagne
Privé de France, c’est en Catalogne, d’abord, puis en Andalousie, qu’Andres Palomino a continué de vivre et de travailler, dans un secteur où il excelle, le faux pédiatre. A Berga (Bergada), il fut imposé par la direction, mais surveillé de près par un personnel qui avait remarqué des pratiques et des diagnostics plus que douteux. Il n’y exercera qu’un mois, mais à son départ le personnel constatera la disparition de matériel couteux. Il exercera de centre en centre pour terminer son effroyable carrière au Centro de Salud de Adra, où il sévira un an. Sévira, car les parents refuseront de lui confier leurs enfants, signeront des pétitions pour demander son expulsion. Ses diagnostics et traitements étaient toujours les mêmes et de graves erreurs avaient été constatées. Mais la direction c’est entêtée encore pendant un an, avant de sanctionner fermement le faux pédiatre. Il semblerait qu’il ait effectivement obtenu des diplômes de médecine au Pérou, mais ne les aurait jamais fait valider en Europe. L’information est à prendre avec tous les conditionnels. En France comme en Espagne il se faisait toujours employer sous présentation de faux documents. En revanche, il ne possède aucune spécialisation.

Jack el destripador latino
C’est le nom que lui donne, aujourd’hui, la presse valencienne. Une dénonciation de l’Hôpital de Pozoblanco (Cordoue) l’a fait condamner par le Tribunal N°5 d’El Egido pour « Intrusimo profesional » que l’on pourrait traduire par exercer une profession sans en avoir les diplomes. Il était en liberté conditionnelle et devait se présenter deux fois par mois au tribunal. Le plus étrange de l’histoire, est, la facilité avec laquelle, il a pu trouver du travail dans plus d’une dizaine d’établissements hospitaliers en Espagne. A l’heure d’Internet, il suffisait de taper son nom sur la toile pour suivre son étrange curriculum, même wikipedia raconte sa mythomanie médicale et le cite parmi les suspects des meurtres et de la disparition du quartier de la gare. .
Comme dans les meilleurs livres d’Agatha Christie, les personnes pouvant seulement souhaiter la mort du docteur « Mabuse » sont multiples et variées et les pistes pour les enquêteurs le sont tout autant.

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