Affaire Bourquin

Plus de peine d’amende pour Christian Bourquin. En première instance, 5000 euros avait été demandé, et lors de l’appel à Bordeaux, l’avocat général avait requis le double, 10 000 euros.

Bien que peine d’argent ne soit pas mortelle, Christian Bourquin doit considérer cette non peine comme une victoire. Cependant, il a bien été reconnu coupable de favoritisme dans l’attribution en 1999 du marché de la communication du Conseil général des Pyrénées-Orientales en favorisant son ami Pascal Provencel de la société de publicité Synthèse. Une société prête à déposer le bilan lorsque Christian Bourquin prit la tête du Conseil Général des P.-O et qui, aujourd’hui, est une des plus florissante de la région. En revanche, la peine de prison de deux mois avec sursis est maintenue. Son avocat Me Méric a d’ores et déjà déclaré que son client se pourvoirait très certainement en cassation. En cassation, l’enquête portera sur la forme et non sur le fond. Il faudra alors découvrir un vice de forme judiciaire afin de présenter à nouveau l’affaire devant un tribunal. Le but étant de gagner du temps. En attendant le résultat du pourvoi en cassation ou d’un appel, Christian Bourquin ne peut être considéré encore comme un repris de justice. Ce qui ferait désordre, lorsque l’on siège au Sénat pour discuter des lois qui puniront les citoyens ou les élus indélicats. Outre, le peuple qui ne comprend pas autant de sollicitude envers nos élus, les procès trainent en longueur et n’arrivent pratiquement jamais à terme, ou s’ils le font, l’eau a tellement coulé sous les ponts de la Basse que plus personne ne se souvient de l’affaire. Cela engorge inutilement nos tribunaux. Christian Bourquin préfère parler de complot et de « règlements de comptes politique » où une Justice sans doute partielle aurait eu un rôle à jouer, puisqu’elle l’a condamné. N’est-elle donc pas séparée du pouvoir politique ? Peut-être faudra t’il en parler à la prochaine session du sénat.
Christian Bourquin et le député Jacques Cresta viennent tous deux de se prononcer totalement favorable aux cumuls des mandats. Cumuls qui ne concernent pas Jacques Cresta, mais celui-ci se solidarise avec Christian Bourquin. Autre consolation pour le président du Conseil Régional, Hélène Mandroux a été écartée du conseil national du PS, ce qui renforce tous les dissidents qui, aux régionales, avaient fait bloc autour de Georges Frèche, ce dernier n’avait pas eu l’investiture du parti à cause de propos racistes et antisémites réitérés.

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