La cocaïne n’est pas à moi

Rizo, 24 ans a beaucoup d’amis, ils étaient là pour sa demande de mise en liberté, ils sont revenus en masse le soutenir pour le procès.

 

 

La famille Rizo n’est pas inconnue du tribunal, le fils Rizo non plus, il a quelques mentions sur son casier, vol en réunion, usage de stupéfiants, port d’arme de 6ème catégorie, violence avec deux circonstances aggravantes, une suspension de permis.

Ce 20 octobre 2012, la brigade des stups du commissariat de Perpignan va faire une ronde de surveillance du côté des jardins Saint-Louis. Ils croisent une clio rouge qui marche au pas. Le chauffeur n’est pas un inconnu, les policiers pensent à une vente de produits illicites. Ils font demi-tour, et lorsqu’ils arrivent à la hauteur de la clio, elle est bien garée, personne à l’intérieur. Les forces de l’ordre commencent une planque.Puis voit revenir notre Rizo à pied. Il les aperçoit, il court vers son véhicule. A un mètre d’eux, il jette un sachet bleu qui rebondit sur le toit de sa voiture et tombe au pied d’un des policiers. Une fois pesé, il contient cinquante grammes de cocaïne. Les policiers sont persuadés qu’il vendait, cinquante grammes c’est beaucoup trop pour sa consommation personnelle. Il est fouillé et ce sont deux grammes de haschich de plus qui seront retrouvés sur lui. Il nie être le propriétaire de la cocaïne, ce sont les policiers qui l’ont trouvé dans le caniveau, elle n’est pas à lui, en revanche, il reconnaît la procession du cannabis. Sur le sachet pas de traces papillaires ou digitales. Perquisition de son véhicule, rien. Le procureur dira qu’il est un revendeur connu, qu’il est connu pour des faits similaires et a déjà été condamné en 2007. Il demande dix mois ferme. Après délibéré, ce seront quatre mois d’emprisonnement avec aménagement des peines et destructions des produits saisis. Pas grave, le plus cher n’était pas à lui. A son départ, un quart de la salle se lève et le suit.

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