Outrages et menaces de mort

La folle nuit de Stéphane

Stéphane a 36 ans, il est employé municipal au Boulou et père de deux enfants mineurs, sa compagne est enceinte. Tout pour espérer une petite vie bien tranquille et bien rangée. Mais tout bascule, ce 27 octobre 2012 à Céret.

 

Stéphane part avec ses amis, il va en boite où il dit ne boire que trois bières. Il confie à la barre, qu’il ne peut pas boire d’alcool fort. Il repart avec sa voiture, une BMW dont le côté conducteur est tout enfoncé. Près du pont du diable, il passe à côté d’une patrouille de gendarmerie qui a été appelée sur les lieux, car une voiture à détruit plusieurs barrières et a pris la fuite. Remarquant l’état de la voiture de Stéphane, ils lui font signe de s’arrêter, mais celui-ci continue sa route et dira plus tard, qu’il ne les avait pas vu. N’ayant plus d’essence suffisante pour arriver au Boulou (sic !), il va s’endormir dans sa voiture, non sans avoir auparavant terminé une bouteille de vin qui traînait dans son coffre. Il s’est garé au beau milieu d’un chemin et interdit ainsi la circulation des voisins. Ces derniers appellent la gendarmerie, allant jusqu’à imaginer que le conducteur est mort au volant. En fait, Stéphane dort comme un sonneur. Les gendarmes vont très vite s’apercevoir qu’il est bien vivant. C’est sous un torrent d’insultes, qu’ils seront obligés de le menotter. Arriver au poste, Stéphane refuse de répondre à toutes questions et de se soumettre au contrôle d’alcoolémie. Son langage est très fleuri mais peu original : « Je souffle pas et je vous enc .. », les insultes continuent à pleuvoir : « Fils de pute, enc…, suce-moi, je vais te casser le nez ». Mais ce qui déplaît le plus àla Marée-Chaussée, ce sont les menaces proférées contre leurs enfants : « Je sais que vos enfants font du rugby au Boulou. Je prendrai un cutter, je les saignerai … ta fille est bonne, je me la ferrais bien ». Devant le tribunal, Stéphane, reconnaît les insultes, mais pas les menaces. Son casier ne plaide pas pour lui, il collectionne déjà des condamnations pour violence, conduite sous emprise alcoolique, vol en réunion et quand il a été incarcéré sa remise de peine à été supprimée. Les raisons de cette suppression ? demande le tribunal, il refuse de les donner et dit ne plus s’en rappeler. Stéphane est, ou a été, toxicomane et suit actuellement un traitement à base de Subutex. Selon Stéphane, les gendarmes se sont servis de ses déclarations pour les transformer, car ils lui reprocheraient d’avoir couché avec la petite amie d’un gendarme. Puis comme il est en manque de Subutex, succédané de l’héroïne, les gendarmes l’emmènent à la clinique de Céret. Là, derrière les vitres de la salle d’attente, Stéphane continuera à les insulter. Les militaires diront à la procureure de la République Mme Parisot : « Nous n’avions jamais eu une garde à vue pareille ». Son avocate aura beau reprendre l’histoire de la petite amie du gendarme trompé et de dénoncer un comportement inadapté des forces de l’ordre, rien n’y fait. Stéphane n’a même pas pensé à présenter ses excuses. C’est la moindre des choses devant un tribunal. Il venait de reprendre la vie commune avec sa compagne, elle ne travaille pas et ils vivent de sont seul salaire. Stéphane sera bientôt papa pour la troisième fois et il part en prison pour huit mois ferme. Il devra donner, aussi, 800 euros de dommages et intérêts, aux deux gendarmes dont les enfants ont été menacés.

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