Le marin pêcheur était trop pressé

Conduite sans permis au Barcarès

David est marin pêcheur au Barcarès. Il est employé par son frère patron pêcheur. Ce métier, dur et difficile permet à David de gagner entre 500 et 700 euros par mois. Le 17 septembre 2011, il est arrêté pour conduite sans permis dans un état alcoolique.

David est prié par le tribunal de donner sa version des faits. « Ce jour-là, tout d’un coup le vent a été annoncé entrant, d’ailleurs il l’a été vingt minutes après. Il fallait que j’aille au plus vite rentrer mes filets. Sinon avec un vent entrant je peux les perdre. Je n’ai pas pensé à ce que je faisais et j’ai pris la voiture pour aller au plus vite, malgré mon retrait de permis ». Le président du tribunal lui fait remarquer que les gendarmes ont aussi relevé une alcoolémie positive. David reconnaît avoir bu quatre bières qui ont provoqué un contrôle positif de 0,72 g. Quand il les a bues, il ne pensait pas être obligé de conduire. Le président revient à la charge et rappelle que son retrait de permis était dû aussi à un contrôle d’alcoolémie positif en mars puis à nouveau le 14 juillet 2011. C’est-à-dire qu’en seulement deux mois d’intervalle vous êtes deux fois contrôlé positif. « Je veux bien que le jour de la fête nationale soit une occasion à libation mais votre première leçon ne semble pas avoir été bien comprise ».

Usurpation d’identité

Et vous aggravez votre cas en déclarant aux gendarmes vous appeler Joseph, qui est le nom de votre frère. Cela s’appelle une usurpation d’identité et c’est un acte répréhensible.
Mme. la Procureur requiert deux mois de prison avec sursis, huit mois de suspension de permis de conduire et deux mois de prison pour usurpation d’identité.
Me Parrat pour la défense du marin explique au tribunal l’importance des filets mis en danger par le changement de vent. Le taux d’alcoolémie relativement faible 0,7 et fait remarquer que préoccupé par ses filets, il a donné un faux nom en l’occurrence celui de son frère, pour aller retirer au plus vite ses poissons et sauver son outil de travail. Mais le lendemain il s’est rendu de lui-même à la gendarmerie pour expliquer sa supercherie.
Le président du tribunal après avoir délibéré annonce à David que la peine pour usurpation d’identité se cumule sur le reste de la peine, c’est-à-dire deux mois avec sursis, 350 euros d’amende et quatre mois d’interdiction de permis qui viennent s’ajouter à l’interdiction toujours en court.

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