Les témoins se succèdent à la barre

Francisco Pereira Amaro

Il est portugais, ouvrier agricole à Canet. Il a un peu trop arrosé sa descente en ville. Malika le découvre titubant, elle l’entraîne chez-elle. Il y sera battu, séquestré, drogué. Elle lui soutire sa carte bleue, un des hommes présent lui écrase le visage sous son pied et lui dit « si tu ne donnes pas ton code, je te tue, il cède ». Malika retirera 800 euros. Francisco restera dans l’appartement, deux jours et trois nuits, il sera battu régulièrement. Le Président : « Il était inutile de le frapper, vous aviez ce que vous voulez ». « J’y prenais du plaisir » répond Malika. « Chez vous avec une carte bleue et de l’argent, on devient gibier potentiel » . « Tout à fait M. le Président » répond une Malika imperturbable. Pereira confie à sa traductrice de portugais « Sous les coups, j’ai voulu sauter par la fenêtre, j’ai travaillé sur des chantiers, sauter de 6 à 7 mètres ne me fait pas peur ». La cour enregistre.

La soeur de Philippe Rocquemont.

C’est lui qui est tombé ou a été poussé, par la fenêtre et qui est décédé. Une très forte dose de morphine a été retrouvée dans son corps. Sa soeur est formelle, il buvait, fumait de hachich, mais ne touchait pas aux drogues dures. Le médecin légiste déclare à la barre que « la dose de morphine était importante, chez quelqu’un qui n’en prend pas d’habitude, cela provoque le coma ». Philippe a été très certainement drogué à son insu, c’était la façon de faire de la maison. Est-il tombé dans un coma profond après une dose trop forte de morphine ? Le Dru le croyant mort ou mourant aurait-il alors décidé de jeter le corps par la fenêtre pour faire croire à un suicide ? Le soir de la mort de Rocquemont. Le Dru est revenu à l’appartement et a fait disparaître le cordon électrique qui lui a servi à frapper Rocquemont et jeter les boites vides de bière. La partie civile demandera à Le Dru : « Pourquoi avoir jeté les boites de bières alors que le reste de l’appartement était très, très sale ? ». Il est toujours décrit comme une turne infecte. « Parce qu’il y avait des fourmis » dira Le Dru.

Patrice Barthélemy

Il a été victime de Malika et de Stéphane Lefebvre. Un Lefefebvre qui prend beaucoup de médicaments en prison et passe toutes les auditions à dormir sur le banc des accusés. Patrice Barthélemy a une pension d’invalidité et le RMI. Lefebvre a été violé par un voisin dans sa prime enfance, lorsqu’il découvre une lettre dans un des sac de Patrice Barthélémy ou ce dernier explique qu’il a lui-même violé une petite fille. Lefebvre va s’acharner sur lui. Malika ne perd pas le nord, elle veut savoir où il cache son argent, carte bleue et code. Comme toujours, elle se fera aider dans ses tortures par un des hommes en présence, en l’occurrence Lefebvre. Patrice Barthelemy témoigne, il est resté attaché trois jours et trois nuits. Frappé continuellement avec une canne en acier, sur tout le corps et les testicules. Malika lui mettra un couteau sous la gorge et l’accusera de lui avoir refilé des poux. Alors, Lefebvre lui rasera la tête et voudra lui faire boire du vinaigre. Ils ne le nourriront pratiquement pas et il perdra dix kilos. Malika reconnaît que : « C’était des méthodes Nazis ».

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